Monitoring et réseaux sociaux

23jan/090

Même avec un webmail, Myspace peut-il survivre ?

Fin décembre 2008, Facebook comptait deux fois plus de visiteurs que Myspace. Au coude à coude il y a six mois encore, les deux réseaux sociaux ne jouent plus vraiment dans la même catégorie. Entre un Facebook policé et un Myspace foutraque, le second n’a jamais vraiment été taillé pour recevoir un public autre qu’adolescent, en quête de surexposition. Bien plus mature, Facebook continue donc de se tailler la part du lion, avec désormais plus de 220 millions de visiteurs mensuels (soit 22% du trafic mondial sur Internet). Si Myspace ne s’écroule pas encore, c’est probablement parce que le réseau bénéficie outre-atlantique d’une base d’utilisateurs historiques très large, qui en faisait jusqu’ici le plus gros réseau social aux Etats-Unis. Faisait, car Facebook a comblé son retard en décembre et devrait logiquement dépasser son concurrent ce mois-ci. Le bastion historique conquis, qu’est-ce qui peut bien empêcher la chute de Myspace ? Sans doute pas la probable mise en place d’un webmail, totalement décalé il me semble, avec l’esprit de ce réseau. D’ailleurs, si cette option avait eu un quelconque intérêt, nul doute que Facebook l’aurait envisagé depuis longtemps, afin d’accélérer son expansion. Non, cette rumeur de webmail ressemble plus à un baroud d’honneur qu’autre chose et Myspace est, je l’imagine, appelé à disparaître. Tout comme Caramail, ancêtre des réseaux sociaux créé en France il y a 10 ans et dont la fermeture a été annoncée il y a peu. Né en 2003 et désormais frappé d’obsolescence, Myspace survivra t’il jusqu’en 2013 ?

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A propos de Tristan

Communication manager chez Pingwy Monitoring
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